Sénat : Commerce électronique, l’irrésistible expansion – prospective
Les sénateurs se sont penchés sur les perspectives qu’offre le e-Commerce dans les 10 prochaines années. Voici quelques extraits qui ont retenu notre attention.
L’interaction du e-commerce avec le commerce physique
Le chiffre d’affaires des grandes surfaces spécialisées (« high tech », électroménager, vêtements, bricolage…), après avoir rogné celui des grandes surfaces d’alimentation générale (GSA), est maintenant aspiré par l’e-commerce qui devrait bientôt, avec le succès prévisible des « drives », mordre significativement sur l’activité de ces mêmes GSA. (…)
Stratégie multi-canal (…) La coordination de ces canaux de vente implique une « électronisation » du commerce.
Le modèle économique de votre ecommerce est à travailler
Certains modèles économiques apparaissent comme fragiles : la logistique est exigeante et coûteuse, l’accès au marché, de plus en plus onéreux. Maintes ressources sont problématiques, avec des conditions imposées par les fournisseurs parfois discriminatoires(…).
Scénario central : 1% de croissance économique jusqu’à 2022
Les enseignes (les marques) à la peine
Le spectacle de la profusion cesse de fasciner. Les grandes surfaces de vente se démodent au profit d’offres plus proches, plus personnalisées, plus élaborées et riches en services (…)
Les consommateurs sont de plus en plus en confiance avec les e-commerçants. Or, leurs moyens stagnent. Ils se focalisent alors sur les prix,(…). Les « pure players », dont la profitabilité est souvent problématique, en souffrent, tandis que les « click and mortars », mieux autofinancés pour leurs activités de vente sur Internet, peinent alors à redimensionner, relocaliser ou adapter des surfaces (physiques de vente) à l’attractivité déclinante. (…)
La distinction entre commerce physique et électronique s’estompe avec les stratégies « multicanal » (…). Grâce aux TIC, les séquences d’achat, du renseignement au paiement et à la livraison, s’articulent sur différents canaux en synergie.(…) la souplesse qu’il (le e-commerce) procure finit par le rendre incontournable.
- Le commerce électronique poursuit une croissance globale
- Les commerces de proximité se renforcent
- Le volume d’affaire des grandes surfaces diminue
- Les ménages jouissent d’une nouvelle liberté
Variante basse : stagnation,
le lowcost amortis puis accélère la crise
Les ménages (…) écument les remises et « bons plans » (…) et se jouent tant bien que mal de politiques tarifaires toujours plus subtiles.
Le volume des transactions entre particuliers explose.
(…) une concurrence exacerbée comprime à l’excès les marges des vendeurs et les tarifs des fournisseurs, si bien que l’e-commerce contribue à l’amorce d’un mouvement durable de déflationLa moindre erreur de positionnement stratégique est sanctionnée ; de nombreux « pure players » font faillite et les enseignes généralistes misant sur un certain confort d’achat se révèlent brusquement inadaptées à une clientèle budgétairement laminée
La grande distribution (…), « orientée prix », reprend dans un premier temps sa croissance.
Variante haute : croissance de 2 %
l’hédonisme au coeur du eCommerce
L’hédonisme des consommateurs (…) incline les e-commerces à améliorer leur compétitivité hors prix (…) la sensibilité écologique se renforce.
Offres globales, « bouquets » de biens et services rencontrent un succès grandissant. (…) les biens font plus souvent l’objet de mises à disposition successives. (…) La cherté des transports particuliers soutient la compétitivité-prix de l’e-commerce
Nous notons toutefois que dans ses détails, la vision prospective sur la variante haute est assez marquée par l’orientation politique du rapporteur, Joël Bourdin (UMP, Eure).
Le rapport d’information de la délégation sénatoriale à la prospective sur le commerce électronique de janvier 2012 : http://www.senat.fr/rap/r11-272/r11-272-syn.pdf
Le rapport complet http://www.senat.fr/notice-rapport/2011/r11-272-notice.html






























